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日志


4月26日

Le pouvoir des mots

 
 
Il y a des mots qui donnent la vie, il y en a d'autres qui la tuent
 
 
Il existe des paroles qui tombent comme la pluie sur une terre aride, des paroles qui s'infiltrent et égayent les plus sombres des paysages.
 
D'autres tombent comme une pluie acide sur de somptueux jardins et détruisent tout, transformant les terres  les plus fertiles en espaces stériles.
 
 
 
Les mots ont énormément de pouvoir.
Les mots peuvent faire bien plus de mal que la lame la plus aiguisée.
Les mots peuvent faire bien plus de bien que le plus doux des baumes.
 
 
 
Quel est selon vous le meilleur moyen d'aider les autres, d'aider nos proches, nos amis?
 
Les critiquer, tenter de leur impartir notre infinie sagesse ou alors de rechercher ce qui est le meilleur en eux ?
Et puis...disons nous assez aux personnes que nous aimons ce que nous ressentons pour elles?
 
Il m'a toujours semblé drôle que l'on ait beaucoup moins de mal à tancer quelqu'un que de lui dire notre affection pour lui. 
Même les choses les plus évidentes ont parfois besoin d'être dites.
De plus, il n'y a rien de ridicule à dire quelque chose que l'on ressent ou à exprimer une vérité.
 
 
Le temps passe, file, glisse irrémédiablement entre nos mains et il est un fait: c'est qu'il est fort probable que tous les gens que nous apprécions énormément partent avant nous.
La vie n'est pas aussi longue qu'elle en a l'air, la vie, tout comme l'imprévu, ne se dompte pas.
Alors agissons, il n'y a pas de temps à perdre
 
 
 
4月22日

Un cours d'eau

 
 
Telle une source jaillissant des profondeurs de la terre, éclat de mystère, la vie prend forme.
 
La magie s'opére, le brouillard se dissipe à mesure que la vie supplée au néant.
 
Peu à peu la source devient torrent, impétueux, fougueux, chevauchant les obstacles, esquivant les barrages.
 
Chaque fibre arrachée à la roche l'enrichit, l'assagit.
Lentement son inconscience laisse place à la quiétude.
 
Les écueils ne sont pas parvenus à enrayer sa course folle vers la liberté.
Elle avance avec vivacité, amendée par un parcours ne cessant de sustenter sa croissance.
 
Elle file vers les grandes eaux, affriandée par la beauté de l'horizon, lieu de tous les rêves, lieu de tous les possibles,
Eden où elle rejoindra enfin l'astre qui n'a jamais cessé de l'accompagner.
 
 
 
 
4月20日

Mexico...

 

 

Bien souvent nous courons vers un but, vers des objectifs que nous voulons à tout prix atteindre...mais il arrive parfois qu'en s'arrêtant un instant pour reprendre notre souffle, nous nous rendions compte que ce après quoi nous courrons...est déjà en notre possession.

 

C'est un peu comme l'histoire de la personne cherchant partout ses lunettes, elle remue toute la maison, persuadée de les trouver sous le canapé, dans la salle de bain ou dans quelque autre lieu incongru.

Puis soudain, en passant devant la glace, elle éclate de rire, contemplant sa paire de lunettes trônant dignement sur son nez.

 

 

Voilà une petite histoire que j'aime beaucoup et qui illustre merveilleusement bien mes propos.

 

 

 

Dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port. Un américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui faut pour les capturer.

" Pas longtemps " répond le mexicain.

" Pourquoi ne restez vous pas en mer plus longtemps pour en attraper plus ? " Demande l'américain.

Le mexicain répond que ces quelques poissons suffisent à subvenir aux besoins de sa famille.

L'américain demande alors !
" Que faites-vous le reste du temps ? "

" Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J'ai une vie bien remplie. "

L'américain l'interrompt :
" J'ai un MBA de l'université de Harvard et je peux vous aider. Commencez par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous achetez un gros bateau. Avec l'argent que vous rapporte ce bateau, vous en achetez un deuxième et ainsi de suite jusqu'à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous négociez directement avec l'usine, et pouvez même ouvrir votre propre usine.
Vous quittez votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis New York, d'où vous dirigez toutes vos affaires. "

Le Mexicain demande alors :
" Combien de temps cela prend-t-il ? "

" 15 à 20 ans ", répond l'américain ...

" Et après ? " Demande le mexicain.

" Après, c'est là que ça devient intéressant ", répond l'américain en riant.
" Quand le moment vient, vous introduirez votre société en bourse et vous gagnez des millions ... "

" Des millions ? Mais après ? "

" Après, vous pouvez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme, et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis.."

 

 

4月15日

Petite leçon de conduite

 
 
Avez-vous déjà remarqué le nombre de similitudes et de paralèlles existants entre notre façon de conduire et notre manière de vivre?
 
Certains respectent les règles en vigueur tandis que d'autres foncent, occultant toute forme de bon sens, mettant en péril des vies dont la leur, simplement pour arriver le premier ou pour voler quelques secondes au temps qui passe.
 
 
 
Lorsque nous allons vite, tout défile, notre champ de vision se restreint au fur et à mesure que l'allure de notre véhicule s'accroît.
 
Alors que je roule à 20 km/h sur un petit sentier, mon regard peut se poser sur tout ce qui entoure mon habitacle. Tout l'environnement dans lequel j'évolue m'apparait clairement, mais une fois lancé à 130 km/h sur une autoroute, mon champ visuel se restreint, ce qui m'entoure devient flou, mon regard se porte vers l'avant sans pouvoir pour autant s'attarder sur des détails.
 
Il en va de même avec notre façon de conduire notre vie.
Une vie ultra remplie d'obligations en tout genre, d'activités gonfflant notre agenda, prêtes à conquérir la moindre parcelle de liberté, empêchant même à l'imprévu d'exister, sont autant de facteurs qui réduisent notre champ de vision.
Tout ce qui constitue le paysage dans lequel nous évoluons devient flou, nous ne voyons plus nos proches, au mieux, nous les croisons et nos rapports avec eux se réduisent et se fragilisent.
 
 
Sachons ralentir, osons nous aménager des temps d'arrêt pour contempler et profiter de ce paysage qui nous englobe.
 
Savoir porter nos regards là où se trouvent les véritables richesses dès aujourd'hui peut nous éviter de plonger ,un jour ou l'autre, dans des dédales de regrets.
 
 
 
 
 
 
4月8日

Histoire de coquillages

 
"La beauté est une source inépuisable de joie pour celui qui sait la découvrir."
                                     Alexis Carrel
 
 
 
 
 
 
 
Trois hommes vinrent un jour trouver le vieux sage de leur village afin que celui-ci leur enseigne ce qu'était la beauté.
Plutôt que de leur faire un long laïus, il les invita à le suivre jusqu'à la plage où il leur demanda de s'asseoir et de l'attendre.
Après quelques instants, il revint auprès d'eux, leur tendant un panier contenant une étoile de mer, un crabe et une huître. Il demanda à chacun de choisir l'objet qu'il jugeait être le plus beau. Le premier saisit l'étoile de mer, le second, le crabe et le dernier ne disposant guère d'une autre alternative, s'empara de l'huître. Le vieillard demanda ensuite à chacun de justifier son choix.
 
Le premier, déclara :
- J'ai pris l'étoile de mer car j'admire sa beauté, ses couleurs, chacune de ses branches. Je la trouve belle.
 
Le second lui expliqua :
- J'ai choisit le crabe car j'admire cet animal, la puissance qui s'en dégage malgré sa petite taille. Je le trouve beau.
 
Le dernier se trouva fort embarassé quand vint son tour:
- J'ai choisit l'huître car...c'était le dernier objet qui restait. Je ne la trouve pas particulièrement belle.
 
Le vieux sage leur dit alors, revenez me voir dans une semaine avec vos objets et redites moi pourquoi vous les avez pris.
 
Les trois hommes s'executèrent, sans trop comprendre quelle leçon tirer de cette petite expérience.
 
 
Une semaine plus tard, le vieux sage et les trois autres hommes se retrouvèrent sur la plage, comme ils l'avaient convenu.
Le vieillard les interrogea à nouveau quant aux choix qu'ils avaient fait la semaine passée.
 
Le premier expliqua:
- La belle étoile de mer que j'avais s'est desséchée. Je la conservais sur la table, mais elle est tombée et s'est brisée. Je l'ai jeté car elle avait perdu toute sa beauté.
 
Le second continua:
- Je n'avais pas encore quitté la plage la semaine passée que le puissant crabe me pinça les doigts. Je fut contraint de le lacher et lorsque je voulu le ramasser, il se sauva.
 
Le dernier prit enfin la parole et dit:
- Je n'étais pas content de l'objet que tu m'avais confié. J'avais beau regarder l'huître sous tous ses angles, je n'arrivais pas à lui trouver une quelconque beauté jusqu'à ce que je décide de l'ouvrir. Là j'admirai la douceur de sa paroi intérieure, tout de nacre tapissé, ce qui contrastait avec l'aspect rocailleux de sa coquille. De plus, le petit grain de sable déposé en son coeur il y a fort longtemps l'avait obligé à tissé une perle d'une beauté éclatante.
 
Le vieux sage regarda chacun des trois hommes en leur disant:
 
- Je n'ai rien de plus à vous enseigner sur ce qu'est la beauté, à vous de tirer les enseignements de ce que vous avez vécu, mais n'oubliez pas que la beauté n'est pas focément là où votre oeil se pose, elle peut se cacher derrière des haillons, sous un tas de poussière ou encore derrière une coquille repoussante. Osez aller au-delà des apparences.
 
 
 
 
4月3日

Jugé coupable !

 

 

" On ne s’irrite pas contre le bâton, auteur immédiat des coups, mais contre celui qui le manie, or cet homme est manié par la haine ; c’est donc la haine qu’il faut haïr"

                        Shantideva

 

 

 

Il suffit d'ouvrir les journaux pour se rendre compte que tous les jours, des drames se produisent.

 

 

Un adolescent qui en a poignardé un autre à la sortie des cours, un autre s'est tué en voiture sous les effets de l'alcool ou d'une autre drogue ...

 

Dans ces tristes histoires qui peuplent notre quotidien, qui est le véritable responsable?

L'enfant qui a tué son camarade et celui qui a bu dans l'autre cas, ça tombe sous le sens...

 

Oui ça tombe sous le sens en ne regardant que les faits et en ne cherchant pas à en comprendre leurs causes.

 

Les chaines de télévision qui diffusent des programmes violents où les enfants peuvent aussi bien voir des scènes de viols ou de meurtres à n'importe quelle heure de la journée...n'ont-elles pas aussi une part de responsabilité?

Les parents qui se servent de la télévision comme nourrice de leurs enfants et qui ne se donnent pas la peine de les éduquer...ne sont-ils pas aussi responsables?

Les débitants d'alcool qui vendent sans scrupules des boissons alcoolisées à des mineurs ou qui continuent à servir des personnes déjà bien imbibées n'ont-ils pas aussi une part de responsabilité?

Les médias qui ne montrent qu'une partie des faits et qui n'incitent pas à mieux creuser le problème pour se forger une idée, ne sont-ils pas aussi responsables de certains dérapages?

 

 

Alors dans ces tristes histoires...n'y a-t-il qu'un coupable, qu'une seule personne responsable?

 

 

4月1日

Ah les petits compromis

Que nous aimons ces compromis qui nous facilitent souvent la vie, qui nous permettent d'esquiver en une arabesque bon nombre de problèmes.

 

Ah les petits compromis, ces minis parenthèses dans lesquelles nous oublions un peu tous ces principes que nous chérissons tant.

 

"Je suis un homme honnête, mais après tout, la télé je vais pas la déclarer, pas envie de payer la redevance, et puis personne ne le saura..."

 

"Je trouve déplacé de crier des vulgarités sur les gens...mais en voiture, c'est pas pareil et puis les autres conducteurs ne m'entendent pas..."

 

Il est facile de mener une vie de compromis, de mettre au placard lorsque cela nous arrange les beaux principes qui fleurissent notre bouche.

 

Se mentir, anésthésier notre conscience, ne pas assumer ce en quoi l'on croit et un jour se rendre compte que si d'abord nous voulions changer le monde, c'est peut être le monde qui a fini par nous changer.