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5月30日 Volerie de pensées
La richesse se compte-t-elle en billets ?
Le bonheur se conjugue-t-il au présent ?
L’intelligence se mesure-t-elle à travers des diplômes ?
L’âge se traduit-il par un amas de rides ?
Le courage bannit-il la peur ?
Les silences ne parlent-ils pas plus que les mots ?
Peut-on arriver à s’aimer sans vouloir tout changer ?
Nous est-il possible de nous connaître entièrement ?
5月20日 Citations . . .Des sentiments comme la déception, l'embarras, l'irritation, le ressentiment, la colère, la jalousie et la peur, au lieu d'être de mauvaises nouvelles, sont en réalité des moments de clarté qui nous enseignent ce que nous refoulons.
Pema Chödrön
A mesure que nous pénétrerons de notre plein gré dans chaque zone de peur, chaque zone de faiblesse et d'insécurité en nous-même, nous découvrirons que ces murs sont faits de mensonges, de vieilles images de nous-même, de peurs très anciennes et de fausses idées de ce qui est pur et de ce qui ne l'est pas.
Jack Kornfield
Vous ne pouvez pas vivre dans la protection sans jamais vous exposer et être en même temps des aventuriers de la spiritualité.
Soyez audacieux.
Soyez fou à votre façon, de cette folie aux yeux des hommes qui est sagesse aux yeux de Dieu.
Prenez des risques, cherchez, cherchez encore, cherchez partout, cherchez de toutes les manières, ne laissez échapper aucune occasion, aucune possibilité que le destin vous donne, et ne soyez pas chiche, mesquin en essayant de discuter le prix.
Arnaud Desjardin
5月8日 Drôle de planèteDrôle de planète que celle sur laquelle nous vivons.
Au fur et à mesure que le temps passe, les valeurs s'inversent lentement, jeu subtil et indolore aux conséquences désastreuses.
L'altruisme cède sa place à l'individualisme,
La solidarité se dissipe et laisse place à l'égoïsme.
Vive le culte du MOI.
Imaginons un être préservé de tout ces changements, un homme pour qui la notion de profit personnel ne signifierait rien mais pour qui le respect de l'autre serait une valeur phare. Imaginons qu'une telle personne débarque dans notre société...elle nous traiterait de fou...et elle aurait bien raison.
Le grand problème, c'est que plus personne n'ose se dresser contre ces courants dénués de moralité, d'humanité. C'est tellement plus simple de fermer les yeux, d'accepter qu'à l'autre bout du monde l'on asserve des enfants pour que nous n'ayons pas à dépenser trop d'argent pour devenir propriétaire d'un superbe tapis ou que des populations entières soient décimées parce que ça nous coûterait trop cher d'acheminer les médicaments nécessaires à leur survie.
On ferme les yeux, ça ne nous concerne pas, on fait un don à la croix rouge pour avoir bonne conscience et on repart de plus belle.
Je ne vais pas faire une liste de toutes les injustices qui se déroulent sous nos yeux, vous les connaissez aussi bien que moi, je vais me contenter de vous faire part d'une anecdote.
Savez-vous comment tuer un animal sans le faire souffrir?
Plutôt que de le plonger vivant dans de l'eau bouillante, où il se débattra avant de mourir dans d'atroces conditions, mettez le dans de l'eau à température ambiante et faites monter la chaleur très lentement, il ne se rendra compte de rien.
Alors sortons notre thermomètre de temps en temps pour vérifier quelle est la température extérieure avant de tuer tous nos principes et de mener une vie égoïste. Réapprenons à tendre nos mains vers les autres, parce que franchement, il n'y a rien de stupide à cela.
4月26日 Le pouvoir des motsIl y a des mots qui donnent la vie, il y en a d'autres qui la tuent
Il existe des paroles qui tombent comme la pluie sur une terre aride, des paroles qui s'infiltrent et égayent les plus sombres des paysages.
D'autres tombent comme une pluie acide sur de somptueux jardins et détruisent tout, transformant les terres les plus fertiles en espaces stériles.
Les mots ont énormément de pouvoir.
Les mots peuvent faire bien plus de mal que la lame la plus aiguisée.
Les mots peuvent faire bien plus de bien que le plus doux des baumes.
Quel est selon vous le meilleur moyen d'aider les autres, d'aider nos proches, nos amis?
Les critiquer, tenter de leur impartir notre infinie sagesse ou alors de rechercher ce qui est le meilleur en eux ?
Et puis...disons nous assez aux personnes que nous aimons ce que nous ressentons pour elles?
Il m'a toujours semblé drôle que l'on ait beaucoup moins de mal à tancer quelqu'un que de lui dire notre affection pour lui.
Même les choses les plus évidentes ont parfois besoin d'être dites.
De plus, il n'y a rien de ridicule à dire quelque chose que l'on ressent ou à exprimer une vérité.
Le temps passe, file, glisse irrémédiablement entre nos mains et il est un fait: c'est qu'il est fort probable que tous les gens que nous apprécions énormément partent avant nous.
La vie n'est pas aussi longue qu'elle en a l'air, la vie, tout comme l'imprévu, ne se dompte pas.
Alors agissons, il n'y a pas de temps à perdre
4月15日 Petite leçon de conduiteAvez-vous déjà remarqué le nombre de similitudes et de paralèlles existants entre notre façon de conduire et notre manière de vivre?
Certains respectent les règles en vigueur tandis que d'autres foncent, occultant toute forme de bon sens, mettant en péril des vies dont la leur, simplement pour arriver le premier ou pour voler quelques secondes au temps qui passe.
Lorsque nous allons vite, tout défile, notre champ de vision se restreint au fur et à mesure que l'allure de notre véhicule s'accroît.
Alors que je roule à 20 km/h sur un petit sentier, mon regard peut se poser sur tout ce qui entoure mon habitacle. Tout l'environnement dans lequel j'évolue m'apparait clairement, mais une fois lancé à 130 km/h sur une autoroute, mon champ visuel se restreint, ce qui m'entoure devient flou, mon regard se porte vers l'avant sans pouvoir pour autant s'attarder sur des détails.
Il en va de même avec notre façon de conduire notre vie.
Une vie ultra remplie d'obligations en tout genre, d'activités gonfflant notre agenda, prêtes à conquérir la moindre parcelle de liberté, empêchant même à l'imprévu d'exister, sont autant de facteurs qui réduisent notre champ de vision.
Tout ce qui constitue le paysage dans lequel nous évoluons devient flou, nous ne voyons plus nos proches, au mieux, nous les croisons et nos rapports avec eux se réduisent et se fragilisent.
Sachons ralentir, osons nous aménager des temps d'arrêt pour contempler et profiter de ce paysage qui nous englobe.
Savoir porter nos regards là où se trouvent les véritables richesses dès aujourd'hui peut nous éviter de plonger ,un jour ou l'autre, dans des dédales de regrets.
4月3日 Jugé coupable !
" On ne s’irrite pas contre le bâton, auteur immédiat des coups, mais contre celui qui le manie, or cet homme est manié par la haine ; c’est donc la haine qu’il faut haïr" Shantideva
Il suffit d'ouvrir les journaux pour se rendre compte que tous les jours, des drames se produisent.
Un adolescent qui en a poignardé un autre à la sortie des cours, un autre s'est tué en voiture sous les effets de l'alcool ou d'une autre drogue ...
Dans ces tristes histoires qui peuplent notre quotidien, qui est le véritable responsable? L'enfant qui a tué son camarade et celui qui a bu dans l'autre cas, ça tombe sous le sens...
Oui ça tombe sous le sens en ne regardant que les faits et en ne cherchant pas à en comprendre leurs causes.
Les chaines de télévision qui diffusent des programmes violents où les enfants peuvent aussi bien voir des scènes de viols ou de meurtres à n'importe quelle heure de la journée...n'ont-elles pas aussi une part de responsabilité? Les parents qui se servent de la télévision comme nourrice de leurs enfants et qui ne se donnent pas la peine de les éduquer...ne sont-ils pas aussi responsables? Les débitants d'alcool qui vendent sans scrupules des boissons alcoolisées à des mineurs ou qui continuent à servir des personnes déjà bien imbibées n'ont-ils pas aussi une part de responsabilité? Les médias qui ne montrent qu'une partie des faits et qui n'incitent pas à mieux creuser le problème pour se forger une idée, ne sont-ils pas aussi responsables de certains dérapages?
Alors dans ces tristes histoires...n'y a-t-il qu'un coupable, qu'une seule personne responsable?
4月1日 Ah les petits compromisQue nous aimons ces compromis qui nous facilitent souvent la vie, qui nous permettent d'esquiver en une arabesque bon nombre de problèmes.
Ah les petits compromis, ces minis parenthèses dans lesquelles nous oublions un peu tous ces principes que nous chérissons tant.
"Je suis un homme honnête, mais après tout, la télé je vais pas la déclarer, pas envie de payer la redevance, et puis personne ne le saura..."
"Je trouve déplacé de crier des vulgarités sur les gens...mais en voiture, c'est pas pareil et puis les autres conducteurs ne m'entendent pas..."
Il est facile de mener une vie de compromis, de mettre au placard lorsque cela nous arrange les beaux principes qui fleurissent notre bouche.
Se mentir, anésthésier notre conscience, ne pas assumer ce en quoi l'on croit et un jour se rendre compte que si d'abord nous voulions changer le monde, c'est peut être le monde qui a fini par nous changer.
3月8日 A qui la faute..." Nous sommes le résultat d'un très grand nombre d'actes libres dont nous sommes les seuls responsables "
Matthieu Ricard / Trinh Xuan Thuan
Lorsqu'un drame arrive, lorsque quelque chose ne va pas...il faut un responsable. A qui la faute? On s'en fiche, derrière cette volonté de justice qui n'est qu'illusoire se dissimule bien souvent de la haine et une soif certaine de vengeance. Dans le meilleur des cas, le responsable apparent est puni...tout le monde est content, justice et faite...jusqu'à ce qu'un autre recommence.
Pourquoi ne pas régler les problèmes en amont une fois pour toute? Non, on préfére fermer les yeux sur la réalité, mettre un peu de maquillage, un goutte de parfum et le tour est joué, ni vu ni connu...petit exemple qui se passe de commentaires...
C'est l'histoire d'une gamine de 15 ans, assez petite, un corps d'enfant avec un regard plein de tristesse. Son prénom...elle s'en fiche, la vie ne se résume qu'à la survie dans un monde qu'elle ne comprend pas très bien. Elle vit avec sa famille au Bangladesh et tout comme ses frères et soeurs, elle ne sait ni lire ni écrire.
Un jour, alors qu'elle allait travailler à l'usine d'habillement, on lui dit qu'elle ne peut plus travailler...
Les pays riches ont décidé de lutter contre le travail des enfants et si hier 100.000 de ses camarades bossaient comme elle, aujourd'hui ils ne sont plus que 50.000.
Les plus chanceux de ses semblables trouveront du travail ailleurs...mais elle...elle aura moins de chance, elle ira en ville, contrainte de se prostituer.
Au lieu de rechercher un effet direct immédiat et d'oeuvrer pour la mise en place d'un système de sauvegarde au niveau des salaires tout en ménageant un projet éducatif...on a mis du parfum, on a remaquillé tout ça pour qu'en apparence ça fasse joli. La réalité est tout autre...Au lieu d'améliorer le quotidien de ces pauvres gamins, on l'a empiré.
Réfléchir avant d'agir...ça paraît tout bête mais ça demande tellement.
2月20日 Changer le monde...changer les choses...Changer, modifier, transformer, remanier, réformer
voilà des verbes que nous aimons bien...qui démontrent à la fois une incapacité à se satisfaire des choses telles qu'elles sont ainsi qu'une volonté claire de faire progresser et d'améliorer différents éléments qui nous entourent.
Dans les relations que nous entretenons avec nos semblables, il en va bien souvent de même. Nous pourrions avoir la plus délicieuse et pure des personnes en face de nous, que nous lui trouverions encore quelque chose à redire.
Mais au fond, pourquoi en arrivons nous, plus ou moins souvent, à reprendre certains individus, qu'ils nous soient proches ou non?
Je pense que c'est parce que nous croyons fermement qu'ils sont dans l'erreur et que nous sommes dans le vrai. Nous voulons qu'ils changent.
Mais avec quel état d'esprit décidons nous d'intervenir?
Prenons l'exemple d'un parent reprenant son enfant.
Dans un cas, le parent reprendra son enfant simplement parce que le comportement de son gamin n'aura pas eu la chance de lui plaire.
C'est un peu comme si le père ou la mère en venait à dire à son petit : "Arrête ça...parce que là tu me dérange !"
Dans le second cas, le parent reprendra son enfant dans le but de le faire changer. Il aura jugé le comportement de son bambin mauvais et voudra lui faire part de ce qu'il juge être un comportement bon.
C'est un peu comme s'il lui disait : "Tu sais, ce que tu fais là n'est pas bien, parce que ....... et je pense que ce serait mieux si tu faisais ......."
Lorsque nous reprenons quelqu'un, le faisons nous car il nous dérange ou agissons nous afin de lui permettre de changer ou de changer nous-même dans le cas où nous aurions tort ?
2月15日 Liberté d'expression...ou droit d'être conAprès avoir suivi l'agitation médiatique déclenchée par les caricatures sur Mahomet, après avoir eu vent de diverses réactions qui s'en sont suivies, j'ai été amené à m'interroger sur ce problème.
Je resonge a une émission où un musulman expliquait calmement pourquoi ces caricatures avaient blessées une bonne partie de la communauté musulmane. Il racontait entre autres que l'amour que pouvait porter un musulman face à Mahomet, était supérieur à celui qu'il pouvait porter envers son propre père et que la notion de sacré dans cette religion était très forte et relativement ancrée en eux...
Il rajouta bien évidemment qu'il condamnait les débordements d'intégristes ou extremistes suite à cette tempète médiatique.
Depuis les attentats aux USA, nous avons le devoir il me semble de lutter contre plusieurs clichés qui servent certaines politiques extremes dans notre pays. L'un des clichés les plus destructeur selon moi est celui conduisant à faire l'amalgame entre un terroriste et un musulman.
Une caricature présentant le prophète avec des bombes sur la tête ne contribue-t-elle pas à alimenter un tel cliché?
Je pense que si, et en cela, les arguments avancés par certains journalistes, criant au scandale et revendiquant la liberté d'expression me font bien évidemment rire. La manoeuvre pour désaxer le débat n'en reste pas moins subtile et réussie.
Mais pour moi, et cela n'engage que moi, la notion de droit implique également la notion de devoir et sachant à quel point les médias influencent notre façon de penser ou de voir, je pense que le rôle et la responsabilité du journaliste n'est pas à prendre à la légère.
En ce sens, je pense que si les caricatures avaient été faites avec un esprit de respect de l'autre, aucune caricature blessante n'aurait été publiée...est-ce cela de la censure? Je ne crois pas, pour moi c'est de l'intelligence, car la liberté d'expression tant revendiquée n'autorise pas à être con.
Et si l'on accuse un peuple de manquer d'humour, je pense que l'on va vite en besogne, car c'est tout simplement ignorer sa sensibilité et lui refuser le droit d'être différent.
Apprenons à nous tolérer les uns les autres, apprenons à ne pas gober les mixtures médiatiques, comprenons que dans chaque religion, chaque pays, il y a une part d'extremistes..qui plus est, sont des minorités...et n'oublions pas non plus que beaucoup de journalistes savent endosser leurs responsabilités.
Et pour terminer...quelques petits conseils...comme ça...en passant...
Oser penser par soi-même
Oser se remettre en question
Oser résister face aux clichés
Oser ...
1月19日 Pourquoi ...Tant de "pourquoi" habitent nos vies.
Ces questions qui nous hantent, résonnent en nous et qui souvent ne trouvent pas de réponses.
Imaginons deux hommes rentrant d'un voyage, riches de leurs récentes expériences, témoins à plusieurs reprises d'injustice, d'intolérance, etc...
Le premier s'assied sur un banc au bord de la route, il réfléchit et cherche des réponses à tous ses "pourquoi"
il reste là, assis sur son banc pendant de longues heures, puis repart avec ses "pourquoi".
Le second adopte la même attitude que le premier. Au bout d'un moment, il se lève en disant "Pourquoi pas !".
Il repart certes avec ses "pourquoi", mais plutôt que d'accepter ce qui l'a choqué, il décide de lutter contre.
Ce billet est un petit hommage à ces hommes qui ont osé dire "pourquoi pas !" et qui ont permis de faire évoluer tant de choses.
Martin Luther King...Ernesto Guevara...Ghandi...et bien d'autres...
Tous ces hommes qui ont voulu apporter un peu plus d'humanité à notre société...toutes ces personnes qui ont osé agir, par amour des autres, même au péril de leur propre vie.
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