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日志


7月12日

L'enfant

Mon cher enfant,

 

Je me suis aventuré dans tes yeux,

J’ai plongé dans cette étendue de souffrance,

Ce paradis perdu, où gît ton enfance, ton innocence

Toi qui te croit maudit par la terre et les cieux

 

J’ai regardé jusqu’au fond de ton cœur,

J’ai compris tous tes pleurs, toutes tes peurs.

 

Reconstruire là où tout est détruit,

Là où la flamme a rongé jusqu’à tes racines

Je te sais plongé dans une éternelle nuit

Te traînant doucement, courbant l’échine

Tu es si seul, si dur et pourtant si touchant.

Comment pourrais-tu croire en l’avenir mon enfant

Alors que ceux qui t’ont donné la vie t’ont anéanti

Tu erres, tu passes sans rien demander,

Avançant prudemment à pas feutrés

Toi qui n’as pas eu le droit d’être petit

 

J’ai regardé jusqu’au fond de ton cœur,

J’ai compris tous tes pleurs, toutes tes peurs

 

Petit homme, haut comme trois pommes,

Essaies encore de rêver, oui ose rêver,

Bats toi et tues ces monstres et ces fantômes

Qui te malmènent et t’empêche d’avancer

 

Pour toi je souhaite le meilleur

Toi le rejeté, l’enfant abandonné

Toi que je porte fort dans mon cœur

Permet moi d’être ton aîné

 

Je ne peux pas te laisser

Encore moins t’oublier

Laisses moi t’aider et

Me battre à tes côtés

 

J’ai regardé jusqu’au fond de ton cœur,

J’ai compris tous tes pleurs, toutes tes peurs

 

Petit Prince

 

5月30日

Volerie de pensées

 

 

 

La richesse se compte-t-elle en billets ?

 

Le bonheur se conjugue-t-il au présent ?

 

L’intelligence se mesure-t-elle à travers des diplômes ?

 

L’âge se traduit-il par un amas de rides ?

 

Le courage bannit-il la peur ?

 

Les silences ne parlent-ils pas plus que les mots ?

 

Peut-on arriver à s’aimer sans vouloir tout changer ?

 

Nous est-il possible de nous connaître entièrement ?

 

 

 

5月21日

Des images rien que pour vous

 
 
Coucou  à  vous , amis  qui  passez  sur  mon  blog .
 
 
 
Je  vous  offre  quelques  clichés  que  notre magnifique  nature  m'a  permis  de  prendre .
 
 
Je  ne  cherche  nullement  par  ces  photos  à  me  mettre  en  avant, j'avais  simplement  envie  de  vous  partager  mon  admiration  pour  cette  beauté  qui  nous  entoure  et  que  l'on  ne  contemple  pas  assez .
 
 
La  nature  est  à  elle  seule   un miracle  constamment  renouvelé, un  joyau  marqué  d'un  sceau  divin  portant  l'empreinte  de  l'Orfèvre  à  qui  l'on  doit  tant .
 
 
 
 
 
Dans le passé, toute la vie reposait sur les arbres.
Leurs fleurs nous ornaient, leurs fruits nous nourissaient, leurs feuilles et leurs fibres nous habillaient et nous procuraient un abri.
Leur bois nous chauffait, nous en faisions des cannes pour soutenir nos vieux jours et des armes pour nous défendre.
Nous étions très lié avec les arbres.
Aujourd'hui, entourés de machines sophistiquées et d'ordinateurs performants dans nos bureaux ultramodernes, il est facile d'oublier notre lien avec la nature.
 
Le XIVème dalaï-lama
 
 
 
5月20日

Citations . . .

 
 
 
Des sentiments comme la déception, l'embarras, l'irritation, le ressentiment, la colère, la jalousie et la peur, au lieu d'être de mauvaises nouvelles, sont en réalité des moments de clarté qui nous enseignent ce que nous refoulons.
 
                    Pema Chödrön
 
 
 
A mesure que nous pénétrerons de notre plein gré dans chaque zone de peur, chaque zone de faiblesse et d'insécurité en nous-même, nous découvrirons que ces murs sont faits de mensonges, de vieilles images de nous-même, de peurs très anciennes et de fausses idées de ce qui est pur et de ce qui ne l'est pas.
 
                    Jack Kornfield
 
 
 
 
 
Vous ne pouvez pas vivre dans la protection sans jamais vous exposer et être en même temps des aventuriers de la spiritualité.
Soyez audacieux.
Soyez fou à votre façon, de cette folie aux yeux des hommes qui est sagesse aux yeux de Dieu.
Prenez des risques, cherchez, cherchez encore, cherchez partout, cherchez de toutes les manières, ne laissez échapper aucune occasion, aucune possibilité que le destin vous donne, et ne soyez pas chiche, mesquin en essayant de discuter le prix.
 
           Arnaud Desjardin
 
 
 
 
5月8日

Drôle de planète

 
 
Drôle de planète que celle sur laquelle nous vivons.
Au fur et à mesure que le temps passe, les valeurs s'inversent lentement, jeu subtil et indolore aux conséquences désastreuses.
 
L'altruisme cède sa place à l'individualisme,
La solidarité se dissipe et laisse place à l'égoïsme.
Vive le culte du MOI.
 
 
 
Imaginons un être préservé de tout ces changements, un homme pour qui la notion de profit personnel ne signifierait rien mais pour qui le respect de l'autre serait une valeur phare. Imaginons qu'une telle personne débarque dans notre société...elle nous traiterait de fou...et elle aurait bien raison.
 
 
Le grand problème, c'est que plus personne n'ose se dresser contre ces courants dénués de moralité, d'humanité. C'est tellement plus simple de fermer les yeux, d'accepter qu'à l'autre bout du monde l'on asserve des enfants pour que nous n'ayons pas à dépenser trop d'argent pour devenir propriétaire d'un superbe tapis ou que des populations entières soient décimées parce que ça nous coûterait trop cher d'acheminer les médicaments nécessaires à leur survie.
On ferme les yeux, ça ne nous concerne pas, on fait un don à la croix rouge pour avoir bonne conscience et on repart de plus belle.
 
 
 
Je ne vais pas faire une liste de toutes les injustices qui se déroulent sous nos yeux, vous les connaissez aussi bien que moi, je vais me contenter de vous faire part d'une anecdote.
Savez-vous comment tuer un animal sans le faire souffrir?
Plutôt que de le plonger vivant dans de l'eau bouillante, où il se débattra avant de mourir dans d'atroces conditions, mettez le dans de l'eau à température ambiante et faites monter la chaleur très lentement, il ne se rendra compte de rien.
 
 
Alors sortons notre thermomètre de temps en temps pour vérifier quelle est la température extérieure avant de tuer tous nos principes et de mener une vie égoïste. Réapprenons à tendre nos mains vers les autres, parce que franchement, il n'y a rien de stupide à cela.
 
 
4月26日

Le pouvoir des mots

 
 
Il y a des mots qui donnent la vie, il y en a d'autres qui la tuent
 
 
Il existe des paroles qui tombent comme la pluie sur une terre aride, des paroles qui s'infiltrent et égayent les plus sombres des paysages.
 
D'autres tombent comme une pluie acide sur de somptueux jardins et détruisent tout, transformant les terres  les plus fertiles en espaces stériles.
 
 
 
Les mots ont énormément de pouvoir.
Les mots peuvent faire bien plus de mal que la lame la plus aiguisée.
Les mots peuvent faire bien plus de bien que le plus doux des baumes.
 
 
 
Quel est selon vous le meilleur moyen d'aider les autres, d'aider nos proches, nos amis?
 
Les critiquer, tenter de leur impartir notre infinie sagesse ou alors de rechercher ce qui est le meilleur en eux ?
Et puis...disons nous assez aux personnes que nous aimons ce que nous ressentons pour elles?
 
Il m'a toujours semblé drôle que l'on ait beaucoup moins de mal à tancer quelqu'un que de lui dire notre affection pour lui. 
Même les choses les plus évidentes ont parfois besoin d'être dites.
De plus, il n'y a rien de ridicule à dire quelque chose que l'on ressent ou à exprimer une vérité.
 
 
Le temps passe, file, glisse irrémédiablement entre nos mains et il est un fait: c'est qu'il est fort probable que tous les gens que nous apprécions énormément partent avant nous.
La vie n'est pas aussi longue qu'elle en a l'air, la vie, tout comme l'imprévu, ne se dompte pas.
Alors agissons, il n'y a pas de temps à perdre
 
 
 
4月22日

Un cours d'eau

 
 
Telle une source jaillissant des profondeurs de la terre, éclat de mystère, la vie prend forme.
 
La magie s'opére, le brouillard se dissipe à mesure que la vie supplée au néant.
 
Peu à peu la source devient torrent, impétueux, fougueux, chevauchant les obstacles, esquivant les barrages.
 
Chaque fibre arrachée à la roche l'enrichit, l'assagit.
Lentement son inconscience laisse place à la quiétude.
 
Les écueils ne sont pas parvenus à enrayer sa course folle vers la liberté.
Elle avance avec vivacité, amendée par un parcours ne cessant de sustenter sa croissance.
 
Elle file vers les grandes eaux, affriandée par la beauté de l'horizon, lieu de tous les rêves, lieu de tous les possibles,
Eden où elle rejoindra enfin l'astre qui n'a jamais cessé de l'accompagner.
 
 
 
 
4月20日

Mexico...

 

 

Bien souvent nous courons vers un but, vers des objectifs que nous voulons à tout prix atteindre...mais il arrive parfois qu'en s'arrêtant un instant pour reprendre notre souffle, nous nous rendions compte que ce après quoi nous courrons...est déjà en notre possession.

 

C'est un peu comme l'histoire de la personne cherchant partout ses lunettes, elle remue toute la maison, persuadée de les trouver sous le canapé, dans la salle de bain ou dans quelque autre lieu incongru.

Puis soudain, en passant devant la glace, elle éclate de rire, contemplant sa paire de lunettes trônant dignement sur son nez.

 

 

Voilà une petite histoire que j'aime beaucoup et qui illustre merveilleusement bien mes propos.

 

 

 

Dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port. Un américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui faut pour les capturer.

" Pas longtemps " répond le mexicain.

" Pourquoi ne restez vous pas en mer plus longtemps pour en attraper plus ? " Demande l'américain.

Le mexicain répond que ces quelques poissons suffisent à subvenir aux besoins de sa famille.

L'américain demande alors !
" Que faites-vous le reste du temps ? "

" Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J'ai une vie bien remplie. "

L'américain l'interrompt :
" J'ai un MBA de l'université de Harvard et je peux vous aider. Commencez par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous achetez un gros bateau. Avec l'argent que vous rapporte ce bateau, vous en achetez un deuxième et ainsi de suite jusqu'à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous négociez directement avec l'usine, et pouvez même ouvrir votre propre usine.
Vous quittez votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis New York, d'où vous dirigez toutes vos affaires. "

Le Mexicain demande alors :
" Combien de temps cela prend-t-il ? "

" 15 à 20 ans ", répond l'américain ...

" Et après ? " Demande le mexicain.

" Après, c'est là que ça devient intéressant ", répond l'américain en riant.
" Quand le moment vient, vous introduirez votre société en bourse et vous gagnez des millions ... "

" Des millions ? Mais après ? "

" Après, vous pouvez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme, et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis.."

 

 

4月15日

Petite leçon de conduite

 
 
Avez-vous déjà remarqué le nombre de similitudes et de paralèlles existants entre notre façon de conduire et notre manière de vivre?
 
Certains respectent les règles en vigueur tandis que d'autres foncent, occultant toute forme de bon sens, mettant en péril des vies dont la leur, simplement pour arriver le premier ou pour voler quelques secondes au temps qui passe.
 
 
 
Lorsque nous allons vite, tout défile, notre champ de vision se restreint au fur et à mesure que l'allure de notre véhicule s'accroît.
 
Alors que je roule à 20 km/h sur un petit sentier, mon regard peut se poser sur tout ce qui entoure mon habitacle. Tout l'environnement dans lequel j'évolue m'apparait clairement, mais une fois lancé à 130 km/h sur une autoroute, mon champ visuel se restreint, ce qui m'entoure devient flou, mon regard se porte vers l'avant sans pouvoir pour autant s'attarder sur des détails.
 
Il en va de même avec notre façon de conduire notre vie.
Une vie ultra remplie d'obligations en tout genre, d'activités gonfflant notre agenda, prêtes à conquérir la moindre parcelle de liberté, empêchant même à l'imprévu d'exister, sont autant de facteurs qui réduisent notre champ de vision.
Tout ce qui constitue le paysage dans lequel nous évoluons devient flou, nous ne voyons plus nos proches, au mieux, nous les croisons et nos rapports avec eux se réduisent et se fragilisent.
 
 
Sachons ralentir, osons nous aménager des temps d'arrêt pour contempler et profiter de ce paysage qui nous englobe.
 
Savoir porter nos regards là où se trouvent les véritables richesses dès aujourd'hui peut nous éviter de plonger ,un jour ou l'autre, dans des dédales de regrets.
 
 
 
 
 
 
4月8日

Histoire de coquillages

 
"La beauté est une source inépuisable de joie pour celui qui sait la découvrir."
                                     Alexis Carrel
 
 
 
 
 
 
 
Trois hommes vinrent un jour trouver le vieux sage de leur village afin que celui-ci leur enseigne ce qu'était la beauté.
Plutôt que de leur faire un long laïus, il les invita à le suivre jusqu'à la plage où il leur demanda de s'asseoir et de l'attendre.
Après quelques instants, il revint auprès d'eux, leur tendant un panier contenant une étoile de mer, un crabe et une huître. Il demanda à chacun de choisir l'objet qu'il jugeait être le plus beau. Le premier saisit l'étoile de mer, le second, le crabe et le dernier ne disposant guère d'une autre alternative, s'empara de l'huître. Le vieillard demanda ensuite à chacun de justifier son choix.
 
Le premier, déclara :
- J'ai pris l'étoile de mer car j'admire sa beauté, ses couleurs, chacune de ses branches. Je la trouve belle.
 
Le second lui expliqua :
- J'ai choisit le crabe car j'admire cet animal, la puissance qui s'en dégage malgré sa petite taille. Je le trouve beau.
 
Le dernier se trouva fort embarassé quand vint son tour:
- J'ai choisit l'huître car...c'était le dernier objet qui restait. Je ne la trouve pas particulièrement belle.
 
Le vieux sage leur dit alors, revenez me voir dans une semaine avec vos objets et redites moi pourquoi vous les avez pris.
 
Les trois hommes s'executèrent, sans trop comprendre quelle leçon tirer de cette petite expérience.
 
 
Une semaine plus tard, le vieux sage et les trois autres hommes se retrouvèrent sur la plage, comme ils l'avaient convenu.
Le vieillard les interrogea à nouveau quant aux choix qu'ils avaient fait la semaine passée.
 
Le premier expliqua:
- La belle étoile de mer que j'avais s'est desséchée. Je la conservais sur la table, mais elle est tombée et s'est brisée. Je l'ai jeté car elle avait perdu toute sa beauté.
 
Le second continua:
- Je n'avais pas encore quitté la plage la semaine passée que le puissant crabe me pinça les doigts. Je fut contraint de le lacher et lorsque je voulu le ramasser, il se sauva.
 
Le dernier prit enfin la parole et dit:
- Je n'étais pas content de l'objet que tu m'avais confié. J'avais beau regarder l'huître sous tous ses angles, je n'arrivais pas à lui trouver une quelconque beauté jusqu'à ce que je décide de l'ouvrir. Là j'admirai la douceur de sa paroi intérieure, tout de nacre tapissé, ce qui contrastait avec l'aspect rocailleux de sa coquille. De plus, le petit grain de sable déposé en son coeur il y a fort longtemps l'avait obligé à tissé une perle d'une beauté éclatante.
 
Le vieux sage regarda chacun des trois hommes en leur disant:
 
- Je n'ai rien de plus à vous enseigner sur ce qu'est la beauté, à vous de tirer les enseignements de ce que vous avez vécu, mais n'oubliez pas que la beauté n'est pas focément là où votre oeil se pose, elle peut se cacher derrière des haillons, sous un tas de poussière ou encore derrière une coquille repoussante. Osez aller au-delà des apparences.
 
 
 
 
4月3日

Jugé coupable !

 

 

" On ne s’irrite pas contre le bâton, auteur immédiat des coups, mais contre celui qui le manie, or cet homme est manié par la haine ; c’est donc la haine qu’il faut haïr"

                        Shantideva

 

 

 

Il suffit d'ouvrir les journaux pour se rendre compte que tous les jours, des drames se produisent.

 

 

Un adolescent qui en a poignardé un autre à la sortie des cours, un autre s'est tué en voiture sous les effets de l'alcool ou d'une autre drogue ...

 

Dans ces tristes histoires qui peuplent notre quotidien, qui est le véritable responsable?

L'enfant qui a tué son camarade et celui qui a bu dans l'autre cas, ça tombe sous le sens...

 

Oui ça tombe sous le sens en ne regardant que les faits et en ne cherchant pas à en comprendre leurs causes.

 

Les chaines de télévision qui diffusent des programmes violents où les enfants peuvent aussi bien voir des scènes de viols ou de meurtres à n'importe quelle heure de la journée...n'ont-elles pas aussi une part de responsabilité?

Les parents qui se servent de la télévision comme nourrice de leurs enfants et qui ne se donnent pas la peine de les éduquer...ne sont-ils pas aussi responsables?

Les débitants d'alcool qui vendent sans scrupules des boissons alcoolisées à des mineurs ou qui continuent à servir des personnes déjà bien imbibées n'ont-ils pas aussi une part de responsabilité?

Les médias qui ne montrent qu'une partie des faits et qui n'incitent pas à mieux creuser le problème pour se forger une idée, ne sont-ils pas aussi responsables de certains dérapages?

 

 

Alors dans ces tristes histoires...n'y a-t-il qu'un coupable, qu'une seule personne responsable?

 

 

4月1日

Ah les petits compromis

Que nous aimons ces compromis qui nous facilitent souvent la vie, qui nous permettent d'esquiver en une arabesque bon nombre de problèmes.

 

Ah les petits compromis, ces minis parenthèses dans lesquelles nous oublions un peu tous ces principes que nous chérissons tant.

 

"Je suis un homme honnête, mais après tout, la télé je vais pas la déclarer, pas envie de payer la redevance, et puis personne ne le saura..."

 

"Je trouve déplacé de crier des vulgarités sur les gens...mais en voiture, c'est pas pareil et puis les autres conducteurs ne m'entendent pas..."

 

Il est facile de mener une vie de compromis, de mettre au placard lorsque cela nous arrange les beaux principes qui fleurissent notre bouche.

 

Se mentir, anésthésier notre conscience, ne pas assumer ce en quoi l'on croit et un jour se rendre compte que si d'abord nous voulions changer le monde, c'est peut être le monde qui a fini par nous changer.

 

 

3月28日

En avant toute !

Le monde ne cesse d'évoluer, de nouvelles inventions, de nouvelles conceptions envahissent notre quotidien. L'homme est contraint de  s'adapter au risque d'être dépassé.
 
Tout va tellement vite que l'on n'a même plus le temps de penser.
Pour rester au courant, on se sert au fast-food de l'information.
 
Une bonne catastrophe dans le monde en entrée, une guerre en guise de plat de résistance, le tout réhaussé d'une pointe de mécontentements étudiants ou de batailles politiques et pour finir, en dessert, la météo, pour se redonner du courage.
 
On gobe des images, et ça y est, on a tout compris, oui tout, sauf que ceci n'est qu'une illusion.
 
Un peu de bon sens, un peu de vigilence, oser se faire violence pour se forger sa propre opinion. Pouvoir dire que l'on est convaincu de ce que l'on pense, au risque de ne pas suivre le troupeau.
 
En regardant les manifestations anti-CPE, je me rends compte, en prenant le plus de recul possible, qu'une minorité seulement souhaite modifier ce type de contrat d'embauche et est capable de proposer des altérnatives ou d'autres propositions. La masse suit, défile, parce que c'est fun, parce qu'on en a marre, parce que le ministre n'aurait pas du...Mais au final, on ne propose rien d'autre, on râle, on tape sur celui qui veut faire qqch et on critique celui qui ne fait rien. Alors on fait quoi? On entre en guerre, on mine le terrain du dialogue et la situation se paralyse, traîne, et la majorité des gens, ceux qui veulent bosser, étudier, mener une vie normale, ne le peuvent plus...
 
Je ne suis pas du tout contre le fait d'exprimer son mécontentement, je trouve même cela normal en temps que citoyen, mais à mon avis, et cela n'engage que moi, ces affrontements ne font pas avancer les choses et ont de nombreuses répercussions négatives (risque d'echec scolaire accentué, fossé entre les jeunes et la politique qui se creuse, perte de crédibilité des pouvoirs en place, nombreuses gênes occasionnées pour la majorité de la population qui ne manifeste pas, ...)
 
 
 
3月25日

Le bonheur...à la bonne heure

«  Le bonheur est le résultat d’un mûrissement intérieur. Il dépend de nous seul au prix d’un travail patient, poursuivi de jour en jour. Le bonheur se construit, ce qui exige de la peine et du temps. A long terme, le bonheur et le malheur sont donc une manière d’être ou un art de vivre. »

                         Matthieu Ricard

 

 

Un enfant sourit, il tient dans sa main une petite gamelle contenant un véritable trésor. Une portion de riz, il colle, n’est ni assaisonné, ni joliment présenté, c’est d’ailleurs le même repas que les jours et mois précédents, mais ceci n’a pas tellement d’importance. Aujourd’hui il aura de quoi se nourrir, cela lui suffit pour se réjouir.

 

Un autre pleur, grimace, se met en colère, jette son plateau. Il ne voulait pas un hamburger…Sa mère aurait dû savoir qu’il préfère les nuggets.

 

 

Je me hasarde à dire qu’en étant né en France et qu’en y vivant…je ne me trouve pas si mal loti que ça. Pourtant en regardant autour de moi, je rencontre peu de gens capables d’apprécier ce qu’ils ont, toutes ces choses qui semblent naturelles et auxquelles seule une minorité d’humains ont accès.

Tourner un robinet pour avoir de l’eau potable, aller chez le médecin dès qu’on en a besoin, etc. ce ne sont pas les exemples qui manquent.

 

Le bonheur ne réside pas dans les choses que l’on possède. Ce n’est qu’une illusion de croire qu’en ayant plus on sera plus heureux.

 

 

Sommes-nous capables de dire que nous sommes heureux de ce que nous possédons à ce jour ?

 

Sommes-nous seulement capables d’apprécier ce que nous avons ?

 

 

 

 

3月8日

A qui la faute...

 
 
" Nous sommes le résultat d'un très grand nombre d'actes libres dont nous sommes les seuls responsables " 
Matthieu Ricard / Trinh Xuan Thuan
 
 
Lorsqu'un drame arrive, lorsque quelque chose ne va pas...il faut un responsable. A qui la faute? On s'en fiche, derrière cette volonté de justice qui n'est qu'illusoire se dissimule bien souvent de la haine et une soif certaine de vengeance. Dans le meilleur des cas, le responsable apparent est puni...tout le monde est content, justice et faite...jusqu'à ce qu'un autre recommence.
 
 
 
Pourquoi ne pas régler les problèmes en amont une fois pour toute? Non, on préfére fermer les yeux sur la réalité, mettre un peu de maquillage, un goutte de parfum et le tour est joué, ni vu ni connu...petit exemple qui se passe de commentaires...
 
 
 
C'est l'histoire d'une gamine de 15 ans, assez petite, un corps d'enfant avec un regard plein de tristesse. Son prénom...elle s'en fiche, la vie ne se résume qu'à la survie dans un monde qu'elle ne comprend pas très bien. Elle vit avec sa famille au Bangladesh et tout comme ses frères et soeurs, elle ne sait ni lire ni écrire.
Un jour, alors qu'elle allait travailler à l'usine d'habillement, on lui dit qu'elle ne peut plus travailler...
Les pays riches ont décidé de lutter contre le travail des enfants et si hier 100.000 de ses camarades bossaient comme elle, aujourd'hui ils ne sont plus que 50.000.
Les plus chanceux de ses semblables trouveront du travail ailleurs...mais elle...elle aura moins de chance, elle ira en ville, contrainte de se prostituer.
 
 
Au lieu de rechercher un effet direct immédiat et d'oeuvrer pour la mise en place d'un système de sauvegarde au niveau des salaires tout en ménageant un projet éducatif...on a mis du parfum, on a remaquillé tout ça pour qu'en apparence ça fasse joli. La réalité est tout autre...Au lieu d'améliorer le quotidien de ces pauvres gamins, on l'a empiré.
 
 
Réfléchir avant d'agir...ça paraît tout bête mais ça demande tellement.
 
 
 
 
2月22日

Fallait y penser...à tamiser des pensées...

 
 
Un jour, quelqu'un vint trouver Socrate et lui dit :

- il faut que je te raconte comment ton ami s'est conduit.

- Un instant, dit le sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?

- Quels tamis ?

- Le premier : celui de la vérité. L'as-tu vu par toi-même ou te l'a-t'on raconté ?

- Non, je l'ai entendu raconter.

- Bien, bien ! Mais sans doute l'as-tu fait passer à travers le second tamis, celui de la Bonté ? Si ce que tu veux me raconter n'est pas tout à fait vrai, c'est au moins quelque chose de bon ?

- Heu, non au contraire...

- Essayons encore le troisième tamis. Voyons s'il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire..

- Utile ? Pas précisément.

- Alors, dit Socrate en souriant, si ce que tu as à medire n'est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir.

Et quant à toi, je te conseille de l'oublier !


Voilà une autre façon d'exprimer la pensée disant "Si ce que tu as à dire est moins beau que le silence alors tais-toi !".

(Platon)
 
 
Quel bel exemple de sagesse...ne pas perdre son temps en bavardages inutiles, n'attacher de l'importance qu'à la vérité.
Belle ligne de conduite, qui je l'avoue, sucite en moi beaucoup d'admiration.
 
 
 
2月20日

Changer le monde...changer les choses...

 
 
Changer, modifier, transformer, remanier, réformer
voilà des verbes que nous aimons bien...qui démontrent à la fois une incapacité à se satisfaire des choses telles qu'elles sont ainsi qu'une volonté claire de faire progresser et d'améliorer différents éléments qui nous entourent.
 
Dans les relations que nous entretenons avec nos semblables, il en va bien souvent de même. Nous pourrions avoir la plus délicieuse et pure des personnes en face de nous, que nous lui trouverions encore quelque chose à redire.
 
Mais au fond, pourquoi en arrivons nous, plus ou moins souvent, à reprendre certains individus, qu'ils nous soient proches ou non?
 
Je pense que c'est parce que nous croyons fermement qu'ils sont dans l'erreur et que nous sommes dans le vrai. Nous voulons qu'ils changent.
Mais avec quel état d'esprit décidons nous d'intervenir?
 
 
Prenons l'exemple d'un parent reprenant son enfant.
 
Dans un cas, le parent reprendra son enfant simplement parce que le comportement de son gamin n'aura pas eu la chance de lui plaire.
C'est un peu comme si le père ou la mère en venait à dire à son petit : "Arrête ça...parce que là tu me dérange !"
 
Dans le second cas, le parent reprendra son enfant dans le but de le faire changer. Il aura jugé le comportement de son bambin mauvais et voudra lui faire part de ce qu'il juge être un comportement bon.
C'est un peu comme s'il lui disait : "Tu sais, ce que tu fais là n'est pas bien, parce que ....... et je pense que ce serait mieux si tu faisais ......."
 
 
Lorsque nous reprenons quelqu'un, le faisons nous car il nous dérange ou agissons nous afin de lui permettre de changer ou de changer nous-même dans le cas où nous aurions tort ?
 
 
2月15日

Liberté d'expression...ou droit d'être con

Après avoir suivi l'agitation médiatique déclenchée par les caricatures sur Mahomet, après avoir eu vent de diverses réactions qui s'en sont suivies, j'ai été amené à m'interroger sur ce problème.
 
Je resonge a une émission où un musulman expliquait calmement pourquoi ces caricatures avaient blessées une bonne partie de la communauté musulmane. Il racontait entre autres que l'amour que pouvait porter un musulman face à Mahomet, était supérieur à celui qu'il pouvait porter envers son propre père et que la notion de sacré dans cette religion était très forte et relativement ancrée en eux...
Il rajouta bien évidemment qu'il condamnait les débordements d'intégristes ou extremistes suite à cette tempète médiatique.
 
Depuis les attentats aux USA, nous avons le devoir il me semble de lutter contre plusieurs clichés qui servent certaines politiques extremes dans notre pays. L'un des clichés les plus destructeur selon moi est celui conduisant à faire l'amalgame entre un terroriste et un musulman.
Une caricature présentant le prophète avec des bombes sur la tête ne contribue-t-elle pas à alimenter un tel cliché?
 
Je pense que si, et en cela, les arguments avancés par certains journalistes, criant au scandale et revendiquant la liberté d'expression me font bien évidemment rire. La manoeuvre pour désaxer le débat n'en reste pas moins subtile et réussie.
 
Mais pour moi, et cela n'engage que moi, la notion de droit  implique également la notion de devoir et sachant à quel point les médias influencent notre façon de penser ou de voir, je pense que le rôle et la responsabilité du journaliste n'est pas à prendre à la légère.
 
En ce sens, je pense que si les caricatures avaient été faites avec un esprit de respect de l'autre, aucune caricature blessante n'aurait été publiée...est-ce cela de la censure? Je ne crois pas, pour moi c'est de l'intelligence, car la liberté d'expression tant revendiquée n'autorise pas à être con.
 
Et si l'on accuse un peuple de manquer d'humour, je pense que l'on va vite en besogne, car c'est tout simplement ignorer sa sensibilité et lui refuser le droit d'être différent.
 
Apprenons à nous tolérer les uns les autres, apprenons à ne pas gober les mixtures médiatiques, comprenons que dans chaque religion, chaque pays, il y a une part d'extremistes..qui plus est, sont des minorités...et n'oublions pas non plus que beaucoup de journalistes savent endosser leurs responsabilités.
 
Et pour terminer...quelques petits conseils...comme ça...en passant...
                          Oser penser par soi-même
                       Oser se remettre en question
                      Oser résister face aux clichés
                                          Oser ...
 
 
2月4日

Courir...mais après quoi?

Courir...voilà un mot qui pourrait bien définir la mentalité de notre société.
Courir...oui mais...pourquoi?
 
 
Vous êtes vous déjà arrêtés, avez vous déjà appuyé sur le bouton pause du film de votre vie?
 
En essayant de comprendre ce qu'est la vie avec les valeurs de notre société voilà ma conclusion:
Naître et grandir / jouer un peu et apprendre / étudier pour trouver un travail / travailler et économiser / vieillir et dépenser ses économies / mourir
 
Ceci est très schématique et très concis...c'est le but...mais au fond, même si cela paraît stupide voir simpliste, n'est-ce pas là ce après quoi courrent tant de personnes, autrement dit, vaut-il la peine de remplir sa vie sans réfléchir à ce que l'on fait, construire des châteux de cartes et faire comme tout le monde ?
 
Bien sur, il est difficile de nager à contre courant, pourtant, le saumon ,lui, arrive bien à retourner à la source, malgré la difficulté de cette tâche.
 
 
Ce billet n'est pas là pour vous inviter à vous révolter, mais simplement une invitation à réfléchir sur la façon que nous avons tous de mener notre vie.
Tant submergés par nos problèmes, par le stress et tant d'autres choses, nous oublions souvent ce que sont les vraies valeurs.
 
Si je savais que demain je serai aveugle...je regarderai sans doute différemment le coucher de soleil, les gens que j'aime et tant d'autres merveilles que je n'admire que trop peu.
Si je savais que demain je serai sourd...j'écouterai sans doute différement le chant des oiseaux et les voix qui me sont familières et tant d'autres sons que je qualifie trop souvent de bruits.
 
 
1月19日

Pourquoi ...

 
 
Tant de "pourquoi" habitent nos vies.
Ces questions qui nous hantent, résonnent en nous et qui souvent ne trouvent pas de réponses.
 
 
 
Imaginons deux hommes rentrant d'un voyage, riches de leurs récentes expériences, témoins à plusieurs reprises d'injustice, d'intolérance, etc...
Le premier s'assied sur un banc au bord de la route, il réfléchit et cherche des réponses à tous ses "pourquoi"
il reste là, assis sur son banc pendant de longues heures, puis repart avec ses "pourquoi".
Le second adopte la même attitude que le premier. Au bout d'un moment, il se lève en disant "Pourquoi pas !".
Il repart certes avec ses "pourquoi", mais plutôt que d'accepter ce qui l'a choqué, il décide de lutter contre.
 
 
 
Ce billet est un petit hommage à ces hommes qui ont osé dire "pourquoi pas !" et qui ont permis de faire évoluer tant de choses.
Martin Luther King...Ernesto Guevara...Ghandi...et bien d'autres...
Tous ces hommes qui ont voulu apporter un peu plus d'humanité à notre société...toutes ces personnes qui ont osé agir, par amour des autres, même au péril de leur propre vie.